Iran réfute les allégations américaines sur son programme de missiles comme un « gros mensonge »
JAKARTA - Le ministère des Affaires étrangères iranien a contredit mercredi les affirmations des États-Unis sur son programme de missiles en qualifiant cela d’ « immense mensonge », après que le président Donald Trump a affirmé que Téhéran développait des missiles pouvant frapper les États-Unis.
« Tout ce qu’ils reprochent à l’Iran concernant le programme nucléaire, les missiles balistiques iraniens et le nombre de victimes pendant les troubles de janvier, n’est qu’une répétition du « grand mensonge », a tweeté le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien Esmaeil Baqaei sur X, comme le rapporte Al Arabiya de l’AFP (25/2).
Baqaei n’a pas mentionné spécifiquement quel claim il a répondu, mais quelques heures plus tôt, le président Trump avait dit que l’Iran cherchait des missiles pouvant atteindre le territoire américain.
Dans un entretien en février, le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi a déclaré que Téhéran n’avait pas la capacité de cibler les États-Unis, mais qu’il attaquerait les bases américaines au Moyen-Orient si Washington lançait une attaque.
Lors de son discours sur l'état de la nation 2026 devant la session conjointe du Congrès mardi, le président Trump a également réaffirmé que l'Iran ne serait jamais autorisé à construire des armes nucléaires, affirmant que les dirigeants de Téhéran « poursuivaient actuellement à nouveau leurs ambitions nucléaires malveillantes ».
L'Iran a maintes fois nié vouloir développer des armes nucléaires, mais a insisté sur le fait qu'il avait le droit d'utiliser la technologie nucléaire à des fins pacifiques.
Le président américain a également affirmé que les autorités iraniennes avaient tué 32 000 personnes pendant la dernière vague de protestations en Iran qui a commencé en décembre de l’an dernier et a atteint son paroxysme les 8 et 9 janvier 2026.
Les responsables iraniens ont reconnu plus de 3 000 morts, mais ont dit que la violence était due à des « actes terroristes » provoqués par les États-Unis et Israël.
Le bureau de presse des activistes des droits de l'homme (HRANA) basé aux États-Unis a enregistré plus de 7 000 morts, tout en prévenant que le nombre de victimes pourrait être bien plus élevé.