Le Brésil demande une peine dans l'enquête sur le racisme de Vinicius Junior
JAKARTA - La Fédération brésilienne de football (CBF) a demandé à la FIFA et à l’UEFA de punir sévèrement quiconque serait reconnu coupable d’avoir insulté le joueur du Real Madrid Vinicius Junior lors du match de barrage de la Ligue des champions contre le Benfica mercredi 18 février 2026.
L'UEFA a ouvert une enquête après que Vinicius eut accusé le joueur du Benfica, Gianluca Prestianni, de l'avoir appelé « singe » après que le Brésilien eut marqué le seul but du match.
« La Fédération brésilienne de football attend de la FIFA qu'elle surveille le cas et l'UEFA prendra toutes les mesures nécessaires pour identifier et punir ceux qui sont responsables de ces actes de racisme. »
« La CBF a également envoyé une demande officielle à l’UEFA pour une enquête approfondie sur les actes commis contre Vinicius Jr., en tenant compte des témoignages des victimes et des témoins, afin d’identifier et de punir ceux qui ont participé à l’incident de manière appropriée », a déclaré la CBF.
Prestianni, qui a été filmé couvrant la bouche avec un maillot pendant l'incident présumé, a nié les accusations, tandis que Benfica a condamné la campagne de diffusions que l'Argentin a subie.
Le Real Madrid a déclaré jeudi 19 février 2026 dans un communiqué qu’il avait transmis à l’UEFA toutes les preuves disponibles à la suite de l’incident raciste inacceptable subi pendant le match.
En attendant, l’arbitre du match a également agi correctement, activant le protocole anti-racisme qui a conduit à l’arrêt de la partie à Lisbonne pendant 10 minutes.
L’attaquant du Real Madrid, Kylian Mbappe, a dit après la victoire 1-0 contre le Benfica qu’il avait entendu Prestianni appeler Vinicius de singe cinq fois.
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a également prêté attention. Il a dit dans une déclaration qu'il était surpris et attristé par l'incident de racisme présumé.
La FIFA a révisé son Code disciplinaire l'an dernier et a apporté des modifications aux articles 15 et 30 afin d'offrir des moyens de lutter contre le racisme et la discrimination dans le football.
Parmi les changements, une augmentation de la peine maximale pour les actes de racisme à cinq millions de francs suisses. Prestianni risque une interdiction de 10 matchs s'il est reconnu coupable d'actes de racisme dans le Code disciplinaire de l'UEFA.