Israël limitera le nombre de pèlerins palestiniens pour la prière du vendredi à la mosquée Al-Aqsa pendant le Ramadan

JAKARTA - Les autorites israéliennes ont annoncé des plans de restriction du nombre et de l’age des pèlerins palestiniens pour le Salat du vendredi à la Mosquée Al-Aqsa pendant le ramadan 2026 ou 1447 Hijri.

Israël a annoncé qu’il limiterait le nombre de pèlerins palestiniens du Bassin du Jourdain pour prier le vendredi à la Mosquée Al-Aqsa, dans la partie est de Jérusalem, à 10 000 personnes pendant le mois sacré qui commence mercredi.

Les autorités israéliennes ont également imposé des restrictions d'âge aux Palestiniens de la Rive occidentale, ne permettant l'entrée qu'aux hommes de plus de 55 ans, aux femmes de plus de 50 ans et aux enfants de moins de 12 ans.

« Dix mille pèlerins palestiniens seront autorisés à entrer dans le Mont du Temple pour la prière du vendredi pendant le mois de Ramadan, sous réserve d’obtenir une autorisation quotidienne spéciale au préalable », a déclaré le COGAT, l’agence du ministeré de la Defence isrálien responsable des affaires civiles dans les territoires palestiniens, dans un déclaration, comme le rapporte Al Arabiya de l’AFP (18/2).

« L’autorisation d’entrée pour les hommes s’applique aux personnes âgées de 55 ans et plus, aux femmes à partir de 50 ans et aux enfants jusqu’à 12 ans si elles sont accompagnées de parents de premier degré », a-t-il expliqué.

COGAT a dit à l'AFP que les restrictions ne s'appliquaient qu'aux Palestiniens voyageant depuis la Rive occidentale, occupée par Israël depuis la guerre arabo-israélienne de 1967.

« Il est souligné que toutes les autorisations dépendent d’une approbation de sécurité préalable des autorités de sécurité concernées », a déclaré le COGAT.

« En outre, les habitants qui se rendent pour prier à la colline du Temple seront tenus de remplir une documentation digitale à la frontière lorsqu’ils retourneront dans la région de Judée et de Samarie après avoir fini de prier », a-t-il dit, en utilisant le terme biblique pour la Rive occidentale.

Pendant le ramadan, des centaines de milliers de Palestiniens assistent traditionnellement aux prières à la Mosquée Al-Aqsa, le troisième site le plus sacré de l'islam, situé à Jérusalem-Est, que l'État hébreu a conquis en 1967 et annexé plus tard dans une mesure non reconnue internationalement.

Depuis le début de la guerre à Gaza en octobre 2023, le nombre de pèlerins a diminué en raison des inquiétudes concernant la sécurité et les restrictions israéliennes.

Le gouvernement de la province palestinienne de Jérusalem a dit cette semaine que les autorites israéliennes avaient empêché le Waqf islamique - une institution jordanienne qui gère le site - de mener des préparatifs de routine en vue du ramadan, y compris la mise en place de structures de tente et la mise en place de cliniques temporaires.

Un imam de l'imam de la Mosquée Al-Aqsa, le cheikh Muhammad al-Abbasi, a dit à l'AFP qu'il lui avait également été interdit d'entrer dans le complexe.

« J’ai été interdit d’entrer dans la mosquée pendant une semaine, et cette interdiction peut être prolongée », a-t-il dit.

Abbasi a dit qu’il n’avait pas été informé des raisons de l’interdiction, qui est entrée en vigueur lundi.

En vertu d'un accord en vigueur depuis longtemps, les juifs peuvent visiter le complexe d'Al-Aqsa - qu'ils honorent comme le site du premier et du deuxième temple juif - mais ils ne sont pas autorisés à prier là-bas.

Israël a déclaré qu'il était déterminé à maintenir le statu quo, bien que les Palestiniens craignent qu'il ne soit érodé.

Ces dernières années, de plus en plus de néo-nationalistes juifs s'opposent à l'interdiction de prier, y compris le politicien de droite Itamar Ben Gvir, qui a prié sur le site alors qu'il était ministre de la sécurité nationale en 2024 et 2025.