L'Australie a traduit deux Chinois devant un tribunal pour espionnage sur un groupe bouddhiste à Canberra
JAKARTA - La police australienne a inculpé mercredi 11 février deux ressortissants chinois (NRIs) d’espionnage d’un groupe bouddhiste sur ordre de la police chinoise.
Les deux ressortissants chinois, un homme de 25 ans et une femme de 31 ans, ont été accusés de « interférence étrangère imprudente », avec une peine maximale de 15 ans de prison.
Dans une audience tenue aujourd’hui devant un tribunal australien, l’AFP a rapporté que la police locale avait accusé les deux d’avoir collaboré avec un ressortissant chinois accusé en août 2025 d’avoir secrètement recueilli des informations sur le groupe bouddhiste Guan Yin Citta dans la capitale australienne, Canberra.
Ils sont soupçonnés de travailler sous les ordres du Bureau de la sécurité publique de Chine, le principal organe d'application de la loi du pays.
Lorsqu'on lui a demandé à ce sujet, l'ambassade de Chine à Canberra n'a pas encore réagi.
La police fédérale australienne a déclaré qu’elle avait entampée l’enqutére sur cette affaire l’an dernier sur la base d’informations de l’agence d’intélligence de Canberra, l’Organisation australienne de l’intélligence de la securité (ASIO).
Le chef de l’organisme, Mike Burgess, a déclaré que « l’environnement de sécurité complexe, difficile et changeant est de plus en plus dynamique, diversifié et en détérioration ».
« De nombreux régimes étrangers surveillent, perturbent et intimident les membres de notre communauté de la diaspora », a-t-il dit.
« Ce genre de comportement est tout simplement inacceptable et intolérable », a-t-il poursuivi.