IAGI recommande au ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles et à l'ATR/BPN de prendre des mesures en cas de catastrophe d'inondation
JAKARTA - Le bureau central de l’Association indonésienne des géologues (IAGI) a publié cinq points de recommandations stratégiques adresses au ministeré de l’Energie et des Ressources minieres (ESDM) et au ministeré de l’Agriculture et de l’Aménagement du territoire/Agence nationale de l’aménagement foncier (ATR/BPN).
Cette mesure a été prise pour encourager une intégration plus stricte des données géoscientifiques dans les systèmes de permis et de zonage afin de faire face aux menaces de catastrophes géohidrométéorologiques.
Le président de l’IAGI, le juge STJ Budi Santoso, a souligné que les données techniques sur les catastrophes ne devaient plus être simplement des documents complémentaires, mais doivent devenir des instruments juridiques contraignants dans toutes les décisions de développement.
« Dans la pratique, la carte (carte de risque géologique) est souvent traitée comme un document de soutien ou une annexe de recommandations, de sorte que son attrait est plus faible que la carte de l’espace ou d’autres intérêts de développement. Cette condition fait que les zones à risque élevé (zones rouges) continuent d’être utilisées pour des activités de développement », a déclaré Budi dans un document de recommandations stratégiques émanant du bureau central de l’IAGI, jeudi 5 février.
IAGI recommande au ministère de l’Énergie et des Ressources minérales et au ministère de l’ATR/BPN cinq mesures pour renforcer la prévention des catastrophes basées sur les sciences de la Terre.
Premièrement, le gouvernement est invité à appliquer une superposition obligatoire des données de catastrophe en obligeant les cartes de zones vulnérables aux mouvements de terre (ZKGT) établies par le Centre de volcanologie et de mitigation des catastrophes géologiques (PVMBG) à être intégrées de manière contraignante dans le OSS et tous les documents RTRW aux niveaux national, provincial et de district/ville.
Deuxièmement, IAGI encourage le renforcement de l'int́gration et de la synergie entre ministeré/institutions par l'int́gration des données géospasiales de catastrophes, en particulier les cartes th́matiques de PVMBG, afin qu'elles soient utilisées de manière optimale dans la planification de l'espace, de la construction et de la permission d'utilisation de l'espace.
Troisièmement, le gouvernement est conseillé de construire une collaboration durable avec les universités sous la coordination du ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles et du ministère de l’Éducation, des Sciences et de la Technologie pour renforcer la base scientifique des politiques, l’actualisation des données sur les catastrophes et le développement de méthodologies de mitigation des risques basées sur la science.
Quatrièmement, IAGI souligne la confirmation du statut de la zone rouge. Les zones identifiées par l'Institut de géologie comme zones rouges (haute vulnérabilité) doivent être clairement classées comme zones interdites (zones rouges) pour le développement de nouveaux logements densément peuplés.
Par ailleurs, il est nécessaire de créer un forum inter-parties prenantes pour élaborer des stratégies de mitigation, des espaces adaptatifs et des solutions socio-économiques justes pour les populations affectées.
Cinquièmement, IAGI demande que les normes d'études géohidrométéorologiques soient appliquées de manière cohérente: basées sur des données géoscientifiques, utilisant des méthodes claires et réalisées par des experts pour préserver la validité et l'objectivité des résultats. Cette étude constitue la base de décisions importantes en tant que mesures correctives et de préparation de mesures de mitigation à l'avenir.