Ne pas être forcé, les parents doivent être conscients des signes que l’enfant n’est pas prêt à jeûner

JAKARTA - Le psychiatre de l’Hôpital National de Surabaya, dr. Aimee Nugroho, SpKJ, rappelle aux parents de prêter attention aux signes psychologiques des enfants qui ne sont pas prêts à jeûner pendant le Ramadan.

L'introduction de jeûnes forcés peut provoquer des tensions émotionnelles et avoir un impact sur la santé mentale des enfants.

Selon le Dr Aimee, les parents doivent se tenir au courant si l’enfant montre des changements d’humeur, tels que la rage, les pleurs excessifs ou l’isolement des interactions quotidiennes. Les plaintes physiques sans raison médicale, telles que des douleurs abdominales, des vertiges ou des nausées, peuvent également indiquer une pression psychologique.

« L’anxiété excessive, par exemple la peur de ne pas jeûner, la peur d’être maudite ou la peur de pécher, peut également survenir », a déclaré le Dr Aimee.

En plus de cela, les comportements regresifs tels que l’incontinence, les tantrums ou le retour à des comportements plus enfantins, ainsi que la baisse de l’int́rêt à l’apprentissage et les troubles du sommeil, doivent être surveillés. Selon le Dr. Aimee, ces signes ne signifient pas que l’enfant est mignonne, mais qu’ils sont un signe que le fardeau psychologique est plus grand que la capacité de l’enfant à le surmonter.

Le psychiatre a souligné l’importance de distinguer la discipline saine de la pression psychologique. La discipline saine se voit lorsque l’enfant se sent stimulé mais reste en sécurité, peut échouer sans crainte, veut essayer à nouveau le lendemain, et a un sentiment de fierté, pas de peur.

En attendant, la pression psychologique se manifeste lorsque l'enfant jeûne par peur de la punition ou de la honte, est excessivement anxieux avant le sahur ou le jeûne, se force même s'il est très inconfortable et associe le jeûne à un sentiment de dépression.

« Si l’enfant semble obéissant mais tendanciellement, les parents doivent évaluer leur approche », a dit le Dr Aimee.

Pour aider les enfants à comprendre le jeûne de manière positive, le Dr Aimee recommande que le jeûne soit introduit progressivement en fonction de la préparation mentale de l’enfant, et non en fonction de l’age ou de la comparaison avec d’autres enfants. L’enfant doit aussi être convaincu que la fatigue ou la faim sont normales, et que sa valeur ne se mesure pas par la durée de son jeûne.

Les parents peuvent soutenir les enfants par la communication empathique, en leur donnant la possibilité d’exprimer leurs sentiments et en soulignant le processus d’apprentissage du jeûne. Avec une approche constante, l’enfant apprend à vivre le jeûne en toute sécurité, à comprendre le sens de l’adoration et à faire de l’expérience du Ramadan une opportunité de croissance.