La belle-sœur de Trump est censée avoir transformé le sud du Liban en une zone économique dévastée

JAKARTA - Le ministre des Finances libanais, Yassine Jaber, a nié que la zone sud du Liban dévastée par les attaques israéliennes serait transformée en zone économique.

En marge de la rencontre du Forum économique mondial (WEF) à Davos, en Suisse, Yassine a expliqué lors d’une interview avec le journal AN que l’ideé avait été émanant du Représentant des États-Unis au Liban, Morgan Ortagus, en decembre 2025.

A l'époque, le sud du Liban continuait à être la cible d'attaques aériennes israéliennes. Jaber a dit que l'idée a été immédiatement rejetée.

Les médias libanais avaient également alors rapporté que certaines parties du sud du Liban seraient transformées en une zone économique sur proposition et seraient gérées par le beau-fils du président américain Donald Trump, Jared Kushner.

En attendant, Jaber a également nié avoir tenu une rencontre bilatérale mardi 20 janvier avec l’envoyé américain pour le Moyen-Orient Steve Witkoff et Kushner.

Jaber a insisté sur le fait que la réunion n'a été assistée que par « tous les ministres des finances et des affaires étrangères arabes, où ils (Witkoff et Kushner) ont été présents pendant un certain temps et ont expliqué aux participants l'idée de déchoir le conseil de paix pour Gaza ».

Lorsqu'on lui a demandé comment il attirait des investissements pour améliorer l'économie libanaise, Jaber a dit : « La réalité, c'est que nous devons maintenant atteindre une situation où il y a de la stabilité qui permettra à l'armée libanaise, afin que l'agression (d'Israël) soit stoppée. »

Au cours des dernières années, le Liban a été frappé par des catastrophes : la crise économique est devenue l'une des pires du monde, l'explosion non nucléaire la plus forte dans le port de sa capitale, le parlement paralysé et la guerre avec Israël.

Un mécanisme formel a été mis en place entre le Liban et Israël pour maintenir le cessez-le-feu, avec un plan de démilitarisation du Hezbollah dans les zones situées en dessous du fleuve Litani.

Cependant, a dit Jaber, la prochaine étape d'Israël est imprévisible.

« Ils exercent en fait une pression sur toute la région. Donc, de nombreux efforts sont en cours pour ce problème », a-t-il dit.

« Il y a encore des attaques dans le sud du pays aussi, donc la stabilit́e est une besoińe essentielle qui va vraiment permettre de faire avancer l’économie et de rendre les réformes fructueuses », a poursuivi Jaber.