Le président Trump lance un Conseil de la paix à Davos
JAKARTA - Le président américain Donald Trump présentera son nouveau « Peace House » à la mi-parcours du Forum économique mondial (WEF) à Davos, en Suisse, jeudi, renforçant sa revendication de paix.
Le président Trump s'efforcera de promouvoir le « Conseil de paix », un organisme qu'il a initié pour résoudre les conflits internationaux, avec une cérémonie de signature du statut de l'organisation.
Ce conseil nouvellement formé propose des frais de membres permanents s'élevant à 1 milliard de dollars et le président Trump a invité des dirigeants, dont Vladimir Poutine de Russie, Benjamin Netanyahu d'Israël à Viktor Orban de Hongrie, à se joindre.
« Je pense que c’est le meilleur conseil qui a été assemblé », a déclaré Trump mercredi lors d’une rencontre avec le président de l’Egypte Abdel Fattah al-Sisi, l’un des dirigeants qui a accepté de se joindre, comme l’a déclaré Al Arabiya de l’AFP (22/1).
Initialement destiné à superviser la reconstruction de Gaza après la guerre entre le Hamas et Israël, le statut du conseil ne limite pas son rôle au seul territoire de Gaza et a suscité des inquiétudes quant à la volonté du président Trump de voir le conseil rivaliser avec l'ONU.
Les principaux alliés des Etats-Unis, dont la France et la Grande-Bretagne, ont exprimé leur scepticisme, mais d'autres s'y sont joints, en particulier au Moyen-Orient, où l'Arabie saoudite, amie du président Trump, et le Qatar ont accepté de s'y associer.
Environ 35 dirigeants mondiaux se sont engagés jusqu'à présent sur environ 50 invitations envoyées, a dit un haut responsable du gouvernement du président Trump à des journalistes mercredi.
Le président Trump a également dit mercredi que le président Poutine avait accepté de se joindre, bien que le Kremlin ait jusqu'ici dit qu'il étudiait encore l'invitation.
D'autre part, la présence du président russe Vladimir Poutine a suscité des inquiétudes particulières parmi les alliés des États-Unis, mais surtout en Ukraine alors que le pays tente de mettre fin à l'invasion de Moscou qui dure depuis près de quatre ans.