La France est "pas prête" à rejoindre le Conseil de la paix de Gaza
JAKARTA - Des sources proches du président Emmanuel Macron ont déclaré que la France « n’avait pas l’intention de répondre positivement » à l’invitation à rejoindre le Conseil de la paix de Gaza annoncée par le président américain Donald Trump.
Le Conseil a été initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza, dévastée par la guerre, mais son budget de base ne semble pas limiter son rôle dans le territoire palestinien occupé.
Le budget de base « dépasse le cadre du seul Gaza », a dit une source proche du président français à l’AFP lundi, comme l’a rapporté Al Arabiya (20/1).
« Cela soulève de grandes questions, en particulier en ce qui concerne le respect des principes et de la structure des Nations unies, qui ne doivent en aucun cas être remis en cause », a-t-il ajouté.
Auparavant, le président des États-Unis Donald Trump avait annoncé la semaine passée la formation d’un Conseil de la Paix de la Rive occidentale de la Palestine, sous sa direction, dans un poste sur Truth Social, dans le cadre des efforts de paix dans la enclave palestinienne.
La Maison-Blanche a contacté de nombreux dirigeants du monde entier pour s'asseoir dans ce qu'elle appelle le « Conseil de la paix », dirigé par le président américain, comme l'a rapporté Al Arabiya de Reuters.
Plusieurs dirigeants de pays auraient reçu une offre des États-Unis pour rejoindre le conseil, qui devrait commencer à travailler pendant la deuxième phase du plan de paix.
Avant l'annonce de la formation de ce conseil, l'envoyé spécial américain Steve Witkoff a annoncé la semaine dernière le début de la deuxième phase d'un cessez-le-feu à Gaza, axée sur la démilitarisation, la formation d'un gouvernement technocratique pour la transition et la reconstruction.
Il est connu que la France est elle-même l'un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies.
Le matin du lundi, le ministère des Affaires étrangères français a publié une déclaration réaffirmant l'engagement de son pays envers l'ONU.
« Cela reste la base principale d’un multilatéralisme efficace, dans lequel le droit international, l’égalité de souveraineté des États et le règlement pacifique des différends prévalent sur l’arbitraire, le pouvoir politique et la guerre », a déclaré la déclaration.
Le ministère a ajouté qu'il examinait le cadre juridique proposé par le conseil avec ses partenaires, craignant que « le projet ne dépasse la situation à Gaza ».
Une source proche du président français a toutefois noté que la France "restait pleinement engagée dans un cessez-le-feu à Gaza et dans une perspective politique crédible pour les Palestiniens et les Israéliens".