Comment la culture détermine ce que vous ressentez et ce que vous devriez ressentir?
JAKARTA - Dans un monde de plus en plus connecté, vous pensez certainement souvent que les émotions sont quelque chose d'universel, naturel et commun à tous, où qu'ils soient. Cependant, les recherches transculturelles confirment le contraire. Les émotions ne proviennent pas seulement de l'expérience intérieure, mais sont également façonnées et dotées de sens par la culture dans laquelle vous vivez. Cette tendance ouvre de nouvelles perspectives stimulantes sur la façon de comprendre les sentiments, non seulement personnellement, mais également dans un contexte social et culturel plus large.
En partant de cette idée, l’article de Psychology Today, mardi 13 janvier, montre que l’hypothèse courante selon laquelle la culture individualiste donne une liberté émotionnelle tandis que la culture collectiviste limite l’expression des sentiments est une profonde erreur. En fait, des recherches importantes dans de nombreux pays montrent que les sociétés individualistes affichent une grande uniformité émotionnelle. Y compris la similarité des émotions qui sont perçues comme souhaitées ou devraient être ressenties. En même temps, les sociétés collectivistes montrent en fait une plus grande variabilité émotionnelle, dans laquelle la signification des emotions telles que la honte, la préservation ou la tristesse sont évaluées de différents et de différents contextes, parfois comme forme de répondeur, de compassion ou de profondeur de relation.
Cette recherche met également en cause la perspective dans la pratique de la thérapie. Dans de nombreux pays occidentaux, le but de la régulation émotionnelle est souvent centré sur l'expression ouverte, l'authenticité de soi et la minimisation des émotions négatives. Dans les cultures collectivistes, le but de la régulation émotionnelle est plutôt de maintenir la socialité, de protéger les relations, et de respecter la dignité et les sentiments des autres. Cette différence de but devient importante lorsque le thérapeute et le client proviennent de cultures différentes, sans une compréhension profonde de la culture, le thérapeute peut mal interpréter la rétraction émotionnelle comme une résistance ou un obstacle thérapeutique. Pourtant, c'est une forme d'intelligence relationnelle et une stratégie sociale cohérente dans la culture de son client.
En outre, cet article vous invite à considérer que la régulation des émotions ne se produit pas dans le vide. Les émotions sont façonnées par le contexte culturel, les relations sociales et les systèmes de valeurs moraux adoptés par une société. Cela signifie que les mêmes stratégies peuvent avoir des effets différents selon la culture dans laquelle elles sont appliquées. En comprenant que les émotions sont des constructions culturelles, et pas seulement des réactions biologiques, vous pouvez construire une perspective plus inclusive et culturelle dans la compréhension des sentiments humains.
Ainsi, cet article n'est pas seulement pertinent pour les praticiens de la psychologie et de la thérapie, mais aussi pour quiconque veut comprendre soi-même et les autres dans des rencontres interculturelles. Ce qui est de plus en plus courant dans cette ère mondiale. La réalité de nos émotions, en fait, est plus riche et plus variée que l'on ne le pense souvent.