L'agression américaine contre le Venezuela, Erdogan a averti Trump de violer le droit international

JAKARTA - Le président turc Recep Tayyip Erdogan a averti le président américain Donald Trump qu’il y aurait des conséquences à la violation de la souveraineté d’un pays qui viole le droit international.

Cela a été dit par Erdogan lors d’une communication avec Trump par téléphone lundi, où il a discuté des opérations militaires américaines au Venezuela qui ont abouti à l’arrestation et au transfert du président Nicolas Maduro de Caracas à New York.

« Chaque attaque contre la souveraineté du peuple et chaque violation du droit international entraîne des complications graves dans l’ordre international », a dit Erdogan à Trump lorsqu’il a été questionné par l’une des réseaux de nouvelles turcs après le cabinet, mardi 6 janvier, rapporte AFP.

Erdogan a insisté auprès de Trump sur le fait que le Venezuela ne devait pas tomber dans le chaos.

« Le Venezuela ne doit pas tomber dans le chaos ou l’instabilité », a-t-il ajouté.

Après des mois de menaces et de tactiques de pression, l'armée américaine a bombardé samedi dernier Caracas, la capitale du Venezuela, et a arrêté Maduro.

Le lundi 5 janvier, devant un tribunal de New York, Maduro a plaidé non coupable des accusations de trafic de drogue lancées par Trump.

« Lorsque la violence l'emporte sur la loi, l'instabilité, la crise et le conflit se produisent », a averti Erdogan.

« Nous essayons d’agir dans l’intérêt le mieux pour la Turquie et le peuple vénézuélien ami. M. Maduro et le peuple vénézuélien ont à maintes reprises montré leur amitié pour notre pays », a-t-il ajouté.

Erdogan a ensuite réitéré sa conviction que Trump autoriserait bientôt la Turquie à rejoindre le programme de chasseurs furtifs F-35.

Les États-Unis ont exclu la Turquie, membre de l’OTAN, du programme en 2019. Cette décision fait partie des sanctions américaines contre la Turquie qui a acheté le système de défense antimissile S-400 russe. Cependant, depuis que Trump est redevenu président des États-Unis, les différends semblent vouloir être terminés par les deux parties.