Le gouvernement du Premier ministre Takaichi adopte une nouvelle stratégie de cybersécurité pour le Japon
JAKARTA - Le cabinet du Premier ministre japonais Sanae Takaichi a adopté mardi une nouvelle stratégie de cybérété de cinq ans du gouvernement, avec un accent particulier sur les mesures de « défense cybérée active » préventives pour répondre aux risques croissants d’attaques.
Décrivant les attaques parrainées par l'État comme une menace sérieuse pour la sécurité nationale du Japon, la stratégie promet de « continuer à infliger des pertes » aux agresseurs même en l'absence d'attaques actives et de « défendre et prévenir les menaces cybernétiques de manière proactive » par diverses mesures.
Afin d’accroître la capacité de l’État à analyser les menaces potentielles, les informations seront collectées au Bureau national de la cybersécurité, créé en juillet au milieu de l’augmentation des cyberattaques visant les organismes gouvernementaux et les infrastructures essentielles, selon la stratégie.
« Nous visons à atteindre le plus haut niveau de vigilance au monde pour faire face à la situation qui s’aggrave dans le monde cybernétique de manière fluide », a déclaré le chef de cabinet du cabinet Minoru Kihara lors d’une conférence de presse, rapporte Kyodo News (23/12).
En ce qui concerne la crainte que les mesures de prévention ne portent atteinte à la vie privée, le porte-parole du gouvernement a déclaré que cette nouvelle initiative était conçue pour protéger la confidentialité des communications en établissant des « protocoles et des dispositions strictes » pour l’utilisation des informations collectées.
Auparavant, le Japon avait promulgué une loi introduisant le concept de défense cyberactive en mai, qui permet à la police et à la Force de défense de s'approcher et de neutraliser les serveurs de source pour contrer les menaces.
Adoptée pour la premìre fois en 2013, la stratégie de cybéréite a été mise à jour tous les quelques années. La révision de 2021 nomme la Chine, la Russie et la Corée du Nord comme menaces de cyber-attaques pour la premìre fois, en disant que le cyberespace est devenu un « champ de compétition entre les pays qui refl`ecte les tensions géopolitiques ».