Le président Poutine ne veut pas restaurer l'Union soviétique et attaquer les pays membres de l'OTAN

JAKARTA - Le porte-parole du Kremlin a fermement nié mardi les allégations européennes selon lesquelles le président russe Vladimir Poutine voulait restaurer l’Union soviétique et avait l’intention d’attaquer les pays membres de l’Alliance atlantique de l’Est (OTAN).

Le chancelier allemand Friedrich Merz a déclaré lundi que le président Poutine voulait ramener « l'ancienne Union soviétique », l'Europe devant se défendre contre ce qu'il a appelé l'intention russe claire, qui, selon lui, est énoncée dans la doctrine de l'État russe, d'attaquer l'OTAN.

« Ce n’est pas vrai », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lorsqu’il a été questionné sur les propos du chancelier Merz, rapporte Al Arabiya de Reuters (9/12).

« Vladimir Poutine ne veut pas restaurer l'Union soviétique car c'est impossible, et il l'a lui-même dit à plusieurs reprises », a-t-il affirmé.

« En parler, ce n’est pas respecter nos partenaires », a dit Peskov.

« Il semble que (le Chancelier) Merz ne sache pas cela », a-t-il conclu.

« En ce qui concerne la préparation de l'attaque contre l'OTAN, c'est vraiment une stupidité », a ajouté Peskov.

Le président Poutine, né en Union soviétique, a en 2005 décrit l'effondrement de l'Union soviétique comme le plus grand désastre géopolitique du XXe siècle, car des dizaines de millions de Russes sont devenus pauvres et la Russie elle-même a été menacée d'intégration.

Ses opposants disent que la Russie sous le président Poutine est en train de se détériorer dans un mélange d'absurdité et de répression forte comparable à l'ère de Leonid Brezhnev dans l'Union soviétique.

Les dirigeants occidentaux ont dit que le président Poutine, s’il remportait (la guerre en) Ukraine, attaquerait un jour l’OTAN (l’Alliance atlantique de défense).

Le président Poutine lui-même a déníé à maintes reprises avoir des plans pour attaquer l’OTAN, soulignant que de tels gestes seraient un acte stupide pour la Russie compte tenu de la suppérieurité militaire conventionnelle de l’OTAN sur la Russie.