La consolidation de l'État est faible pour réagir à de grandes catastrophes
JAKARTA — Le sociologue UGM, Arie Sujito, estime que les inondations qui ont déferlé sur Sumatra montrent la faiblesse de la gestion des risques et de la consolidation de l’Etat lorsqu’il réagit à des catastrophes à grande échelle qui frappent des régions en Indonésie.
« Les catastrophes en Sumatra sont un signe grave que la gestion des risques n’a pas fonctionné comme il faut dans différents domaines. Les menaces des changements climatiques et la destruction de l’écologie sont déjà manifestées et ne peuvent pas être prises au dépêche. Cette situation montre la faiblesse de la consolidation de l’état dans la réponse aux catastrophes à grande échelle », a-t-il déclaré dans un communiqué, dimanche 7 décembre.
Selon lui, la population de Sumatra a une longue experience de la confrontation aux catastrophes, y compris la solidarite des communautés qui se développe naturellement. Cela ne suffit pas, cependant, si elle n’est pas renforcee par la presence de l’Etat. L’echelle des catastrophes fait que le role du gouvernement reste l’element le plus determinant. « La solidarité se développe fortement, mais l’echelle des catastrophes majeures exige toujours le role de l’Etat avec de grandes ressources », a-t-il poursuivi.
Arie a souligné que l’état devait prioriser l’évacuation, les besoins de base et la fourniture de logements temporaires comme mesures d’urgence qui ne pouvaient pas être retardes. Le rétablissement de la nourriture, de l’eau, des médicaments, des vêtements et de l’espace habitable était la base de la récuprération.
Ces mesures doivent être accompagnées d’une planification à moyen terme claire afin que la communauté puisse se rétablir plus vite. La récuprération sociale exige un soutien logistique et une cóordination intersectorielle solides.
Pendant la phase post-catastrophe, le traumatisme social se manifeste souvent en conjonction avec les pertes physiques subies par les habitants. Par conséquent, la récuprération ne se limite pas à la réparation des maisons ou des moyens communs, mais aussi à la récuprération de la sécurité et de la résistance de la communauté.
Il a insisté sur la nécessité de services d’accélération rapide afin que les populations ne soient pas prises au piège dans une situation post-crise prolongeée. « C’est une experiencée importante qui confirme la nécessité d’une planification intersectorielle plus forte. Des crises telles que celle-ci exigent une combinaison de performances du gouvernement central, des régions et intersectorielles », a conclu Arie.