Le PDG de Pertamina exhorte le gouvernement à se préoccuper du ralentissement des investissements en amont

JAKARTA – Simon Aloysius Mantiri, président-directeur général de PT Pertamina (Persero), a constaté un repli mondial des investissements dans le secteur amont pétrolier et gazier.

Il a donc sollicité le soutien du gouvernement afin de préserver l'attractivité de ce secteur pour les investisseurs.

« D'un point de vue commercial, ce repli mondial exerce une pression à la baisse sur les prix du pétrole, comprimant les marges et la rentabilité », a déclaré M. Mantiri, cité mardi 18 novembre.

En effet, a-t-il poursuivi, les investissements dans l'amont pétrolier et gazier sont essentiels pour accroître la production nationale de pétrole et atteindre l'objectif de sécurité énergétique fixé par le président Prabowo Subianto.

Ceci est d'autant plus vrai compte tenu du déficit actuel entre production et consommation d'énergie, la consommation dépassant largement la production, qui continue de diminuer.

« Les acteurs du secteur pétrolier et gazier, notamment en Indonésie, s'efforcent actuellement de ralentir ce déclin naturel. Bien entendu, la consommation augmentant plus rapidement que notre production, nous comblons le déficit par les importations », a-t-il expliqué.

Afin de stimuler les investissements dans l'amont pétrolier et gazier, M. Mantiri a demandé un soutien réglementaire fort pour attirer les investisseurs en Indonésie.

Il a fait cette déclaration concernant la révision de la loi n° 22 de 2001 relative au pétrole et au gaz.

« Sans un cadre réglementaire solide, l'attractivité des investissements continuera de se dégrader et la sécurité énergétique sera certainement menacée », a déclaré M. Simon.

Selon lui, Pertamina nourrit plusieurs ambitions en tant qu'acteur du secteur amont du pétrole et du gaz, notamment en ce qui concerne les institutions du secteur.

Par ailleurs, M. Simon a également demandé au gouvernement d'envisager l'élaboration du Plan général national du pétrole et du gaz (PGNPG) et du Plan général de développement du pétrole et du gaz (PGDPG) dans le cadre du projet de loi sur le pétrole et le gaz.

« Contrairement à nos collègues du secteur de l'électricité, qui disposent déjà du Plan d'aménagement du territoire (PAT), nous souhaitons également encourager la mise en place d'un cadre de planification sous la forme du PGNPG et du PGDPG, qui serviront de cadre juridique aux investissements, en lien avec les objectifs de la politique énergétique nationale et le plan général national de l'énergie », a expliqué M. Simon.

Par ailleurs, Simon a également demandé une stabilité budgétaire et une réglementation des prélèvements adaptée à la rentabilité des zones d'exploitation, notamment pour les eaux profondes, la récupération assistée du pétrole (RAP), les gisements non conventionnels et matures, ainsi que les initiatives de décarbonation.

« Il est tout aussi important de créer un fonds pétrolier géré par l'Entité commerciale spéciale pétrole et gaz (ECB) pour couvrir les intérêts pétroliers et gaziers, y compris l'exploration, les infrastructures, la décarbonation et autres », a souligné Simon.